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	<title>sensibilisation &#8211; degré</title>
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		<title>Planifier sans tout maîtriser</title>
		<link>https://degre.fr/2025/08/20/planifier-sans-tout-maitriser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 13:43:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Point de vue]]></category>
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					<description><![CDATA[[✍️ Point de vue ] Rencontre à la mairie de la Garenne-Colombes avec Baptiste Denis, conseiller municipal délégué à la Coordination du Plan de transition écologique, et Emmanuel Boulard et Marine Soulé, du pôle urbanisme.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">[✍️ Point de vue ]</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em>Commune très dense de la petite couronne parisienne, la Garenne-Colombes est située dans les Hauts-de-Seine, à proximité de la Défense, à 15 minutes en train de la gare de Paris Saint-Lazare. Elle s’étend sur seulement 1,78 km² et compte près de 30 000 habitants.</em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em>Baptiste Denis, conseiller municipal délégué à la Coordination du Plan de transition écologique de la commune de la Garenne-Colombes, Emmanuel Boulard, responsable du pôle urbanisme / prospective territoriale, et Marine Soulé, architecte au pôle urbanisme / prospective territoriale ont accepté de nous recevoir pour échanger sur les enjeux de transition écologique à l’échelle communale. Nous proposons dans cet article un retour sur cet entretien et une mise en perspective avec les enjeux à l&rsquo;échelle nationale.</em></p>



<div style="height:9px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Coordonner la transition écologique</em></strong></h3>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la Garenne-Colombes a initié différentes démarches dans le but de planifier sa transition écologique. La ville est ainsi labellisée <a href="https://www.territoiresentransitions.fr/programme">Territoire engagé pour la transition écologique</a> (ex-<a href="https://experimentationsurbaines.ademe.fr/wp-content/uploads/2021/06/CitErgie.pdf">Citergie</a>). Ce dispositif porté par l’ADEME a permis à la commune de rassembler les élus et les services autour des enjeux de transition écologique à travers notamment l’organisation d’ateliers. Ces groupes de travail «&nbsp;toute hiérarchie confondue&nbsp;» ont favorisé l’émergence d’une culture commune et rendu possible le dialogue sur le sujet de la transition écologique.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La nomination d’un conseiller municipal à la coordination du plan de transition écologique, en la personne de Baptiste Denis, montre l’envie de la commune de faire de la transition écologique un sujet transversal. Ce dernier affirme que l’ambition de la commune est de «&nbsp;s’armer d’outils pour ne pas faire de l’écologie au doigt mouillé&nbsp;». Depuis 2022, une personne travaille également à plein temps à la direction des services techniques sur les enjeux de transition écologique.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La ville a réalisé un premier bilan carbone qui permet de comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre liées au patrimoine communal et aux activités des services municipaux. Enfin, un budget climat est en cours de réalisation, qui permettra à la ville de se conformer aux nouvelles obligations réglementaires&nbsp;: depuis 2024, les collectivités de plus de 3 500 habitants doivent produire <a href="https://www.collectivites-locales.gouv.fr/finances-locales/budget-vert-des-collectivites-foire-aux-questions#Objectifs%20de%20l%E2%80%99annexe%20environnementale%20%C2%AB%C2%A0Impact%20du%20budget%20pour%20la%20transition%20%C3%A9cologique%C2%A0%C2%BB">une annexe à leur budget</a> pour «&nbsp;mesurer l’effort d’investissement consenti en faveur de la transition écologique&nbsp;».</p>



<div style="height:9px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>La Nuit du climat&nbsp;: le pari de la sensibilisation</em></strong></h3>



<p class="has-text-align-left has-medium-font-size wp-block-paragraph">Afin de mobiliser ses habitants, la Garenne-Colombes organise depuis plusieurs années la « semaine du climat », un évènement ouvert à tous dont l’objectif est de « mobiliser les Garennois dans la lutte contre le réchauffement climatique ». </p>



<p class="has-text-align-left has-medium-font-size wp-block-paragraph">En 2024, l’évènement propose de nombreuses activités pour toucher un large public : conférence d’ouverture de <a href="https://fr.linkedin.com/in/nabil-wakim-05896856">Nabil Wakim</a>, une exposition de la photographe <a href="https://borninppm.com/en/">Mary-Lou Mauricio</a>, des animations variées sur la place de la Liberté (stands animés par le syndicat producteur et distributeur d’eau potable <a href="https://www.seneo.fr/sensibilisation-a-lenvironnement/planete-bleue/">Sénéo</a> et l’<a href="https://www.alec-pold.org/">Agence locale de l’énergie et du climat de Paris Ouest La Défense</a>, activités ludiques, salon de la bande dessinée autour de la question environnementale, menus bio, locaux ou végétariens proposés par les restaurateurs à proximité…). Pour la ville, sensibiliser les habitants et les inciter à changer de comportement est l’un des piliers de sa stratégie d’adaptation aux effets du réchauffement climatique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large has-custom-border"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="396" src="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/2024-09-112_Bandeau_SI__NUIT_du_Climat-1024x396.jpg" alt="" class="has-border-color has-contrast-border-color wp-image-1118" style="border-width:1px" srcset="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/2024-09-112_Bandeau_SI__NUIT_du_Climat-1024x396.jpg 1024w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/2024-09-112_Bandeau_SI__NUIT_du_Climat-300x116.jpg 300w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/2024-09-112_Bandeau_SI__NUIT_du_Climat-768x297.jpg 768w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/2024-09-112_Bandeau_SI__NUIT_du_Climat-1536x594.jpg 1536w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/2024-09-112_Bandeau_SI__NUIT_du_Climat-2048x792.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full has-custom-border"><img decoding="async" width="924" height="739" src="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/nuit-du-climat.png" alt="" class="has-border-color has-contrast-border-color wp-image-1119" style="border-width:1px" srcset="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/nuit-du-climat.png 924w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/nuit-du-climat-300x240.png 300w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/nuit-du-climat-768x614.png 768w" sizes="(max-width: 924px) 100vw, 924px" /></figure>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Communications de la mairie de la Garenne-Colombes sur l&rsquo;évènement la Nuit du Climat</em></p>



<div style="height:9px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Les derniers espaces libres, un enjeu crucial</em></strong></h3>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La Garenne-Colombes n’a jamais compté autant d’habitants dans son histoire et n’a jamais été aussi densément peuplée. La commune doit faire face à une importante pression foncière et immobilière du fait de sa proximité avec Paris. Son territoire est artificialisé à 100% et très densément bâti. La majeure partie des espaces végétalisés de la commune sont privés (jardins et cœurs d’îlots) et les derniers espaces libres de la commune sont très convoités. </p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Pour préserver les espaces végétalisés, la commune a modifié son Plan d’Urbanisme en faisant passer le coefficient de pleine terre obligatoire de 3,6% à 50%. Cette nouvelle obligation a généré des discussions plus intéressantes avec les habitants et porteurs de projet : les espaces libres ne sont plus considérés comme une résultante de la construction (un espace non construit par défaut, l’espace qui reste), mais comme des espaces paysagers à part entière, essentiels au projet et qui jouent différents rôles : qualité de vie, confort, biodiversité, gestion des eaux pluviales… </p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">D’autres outils pourraient être utilisés pour aller plus loin et protéger sur le long terme ces espaces souvent qualitatifs sur le plan de la biodiversité. <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/obligation-reelle-environnementale">Les obligations réelles environnementales</a> permettent par exemple à un propriétaire de signer un contrat avec une collectivité pour <a href="https://reporterre.net/Grace-aux-ORE-ils-preservent-le-vivant-sur-leurs-terres-pendant-99-ans">préserver l’environnement sur sa propriété, pendant des décennies</a>. Préservation de haies ou de mares, interdiction de couper certains arbres, respect des modes de gestion écologique des espaces végétalisés…</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="788" src="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/carte-vegetale-apur-GC-01-1024x788.jpg" alt="" class="wp-image-1116" srcset="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/carte-vegetale-apur-GC-01-1024x788.jpg 1024w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/carte-vegetale-apur-GC-01-300x231.jpg 300w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/carte-vegetale-apur-GC-01-768x591.jpg 768w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/carte-vegetale-apur-GC-01-1536x1181.jpg 1536w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/carte-vegetale-apur-GC-01-2048x1575.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="521" src="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/plan-apur-vegetal-garenne-colombes-01-1024x521.jpg" alt="" class="wp-image-1115" srcset="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/plan-apur-vegetal-garenne-colombes-01-1024x521.jpg 1024w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/plan-apur-vegetal-garenne-colombes-01-300x153.jpg 300w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/plan-apur-vegetal-garenne-colombes-01-768x391.jpg 768w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/plan-apur-vegetal-garenne-colombes-01-1536x782.jpg 1536w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/plan-apur-vegetal-garenne-colombes-01-2048x1043.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>La carte <a href="https://www.apur.org/fr/climat-environnement/nature/paris-vegetale">Paris Végétale</a> réalisée par l’<a href="https://www.apur.org/fr">APUR</a> nous permet d’observer la forte densité bâtie de la commune de la Garenne-Colombes, et de voir que la plupart des espaces végétalisés sont constitués d’espaces privés (cœurs d’îlots et jardins).</em> <em><strong>©</strong> APUR</em></p>



<div style="height:9px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Un équilibre subtil à trouver entre qualité architecturale et rénovation énergétique</em></strong></h3>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">La rénovation énergétique des bâtiments privés est un immense chantier à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à la Garenne-Colombes. Mais agir sur le parc résidentiel privé nécessite d’impliquer les habitants, de les inciter à rénover, alors qu’ils n’y sont pas toujours contraints. Pour la ville, l’enjeu est triple. Il s’agit d’inciter les propriétaires à rénover leur bien, tout en s’assurant que ces rénovations respectent le patrimoine architectural (composé notamment de constructions en brique, en pierre de taille ou en pierre meulière) et améliorent de manière significative la performance énergétique des bâtiments.</p>



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<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7786-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-1113" srcset="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7786-768x1024.jpeg 768w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7786-225x300.jpeg 225w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7786-1152x1536.jpeg 1152w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7786.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>



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<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7768-768x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-1114" style="width:522px;height:auto" srcset="https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7768-768x1024.jpeg 768w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7768-225x300.jpeg 225w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7768-1152x1536.jpeg 1152w, https://degre.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_7768.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Exemples de maisons en meulières et en briques à la Garenne-Colombe</em> <em><strong>©</strong> degré</em></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Pour répondre à ces enjeux, une approche écologique intégrée à la pensée architecturale est nécessaire afin d’imaginer une nouvelle esthétique des rénovations énergétiques. Il s’agit de favoriser les matériaux biosourcés et géosourcés locaux, de concevoir des solutions sur-mesure qui respectent l’identité architecturale locale tout en adaptant les bâtiments au climat de demain. Et comme nous l’évoquions dans un précédent article, il manque selon nous aujourd&rsquo;hui dans les communes françaises, ou les intercommunalités, une personne référente avec laquelle les habitants pourraient échanger sur les enjeux patrimoniaux, énergétiques, architecturaux, urbains et paysagers de manière transversale.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph"><strong>Face aux incertitudes inhérentes à la crise climatique que nous traversons, nous sommes persuadés que mettre en œuvre la transition écologique à l’échelle communale nécessite de construire une stratégie de long terme et multidimensionnelle : renforcer les équipes municipales (nouveaux recrutements, plans de formation, organisation transversale…), construire des indicateurs et s’appuyer sur des données de référence (bilan carbone, budget climat…), sensibiliser les habitants et les acteurs privés, se saisir des outils de l’urbanisme réglementaire, et favoriser une posture de dialogue avec les porteurs de projet.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La transition écologique en zone rurale</title>
		<link>https://degre.fr/2023/10/22/la-transition-ecologique-en-zone-rurale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 17:45:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[[📰 Actualités ] Soirée débat sur la transition écologique en zone rurale avec nos partenaires de la Coop des territoires, le 5 octobre 2023 à l’Académie du Climat.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">[📰 Actualités ]</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Un bel événement à l&rsquo;Académie du Climat</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5 octobre dernier, sollicités par la <a href="https://www.lacoop.co/">Coop des territoires</a>, nous avons organisé ensemble une rencontre à l’<a href="https://www.academieduclimat.paris/">Académie du Climat</a> autour de l’enjeu de la transition écologique en zone rurale, et particulièrement dans l’Orne, en Normandie. Nous avons débattu du retour d’expérience de <a href="https://degre.fr/">degré</a> sur la résidence d’architecture menée en 2022 sur le bassin versant de la Rouvre, et des multiples expérimentations locales de la Coop des territoires, représentée par Igor Louboff.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci à celles et ceux qui ont fait le déplacement et qui nous ont posé un grand nombre de questions très intéressantes !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Les images !</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vous trouverez ci-dessous les images que nous avons présentées lors de l&rsquo;événement, avec nos commentaires.</p>



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</div>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Questions / Réponses !</em></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et enfin, il nous semblait important de proposer des pistes de réponses à plusieurs questions qui nous ont été posées durant la rencontre. Les voici !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Quel était le périmètre</strong><br><strong>de la résidence d’architecture ?</strong></p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La résidence n’avait pas de périmètre donné, il ne s’agissait pas d’une commande politique (émanant d’une commune ou d’une intercommunalité par exemple). Nous avons travaillé à l’échelle du bassin versant de la Rouvre, qui est une réalité géographique, mais pas administrative : il s’étend sur 3 communautés de communes (CC) et une communauté d’agglomération (CA). Et nous sommes restés très inclusifs : des habitantes et habitants de 38 communes ont participé à la démarche, dont 20% qui n’habitaient pas dans le bassin versant de la Rouvre, mais à proximité. L&rsquo;intérêt de ne pas avoir de périmètre précis permet de n&rsquo;exclure personne. L&rsquo;inconvénient, c&rsquo;est ensuite qu&rsquo;il est plus compliqué de mobiliser les décideurs politiques, car le bassin versant n&rsquo;est justement pas un périmètre administratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>La filière du granit</strong><br><strong>existe-t-elle encore ?</strong></p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La filière du granit existe encore en France, mais a fortement décliné en Normandie depuis la deuxième moitié du XXème siècle. Il existait avant des carrières de granit dans le bassin versant de la Rouvre. C’était le cas de Bréel par exemple, village dans lequel de nombreuses traces de l’exploitation du granit sont visibles. D’après le schéma départemental des carrières de l’Orne, il n’existe plus de carrières de granit ni dans l’Orne, ni dans le Calvados (les plus proches sont au sud-ouest de Vire, dans la Manche). </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020 en France, près de 70% du granit provient de Midi-Pyrénées, environ 25% de Bretagne, d’après les chiffres du Syndicat national des Industries des Roches Ornementales et de Construction (SNROC). 63,4% du granit est utilisé pour les monuments funéraires, 24,1% pour les bâtiments (tout confondu : parements, sols, structures…) et 12,5% pour les aménagements de voirie (pavés, bordures de trottoirs…).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.snroc.fr/fr/chiffres-cles-de-la-filiere_24.html" data-type="link" data-id="https://www.snroc.fr/fr/chiffres-cles-de-la-filiere_24.html">Les chiffres clés de la filière granit</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://actu.fr/normandie/athis-val-de-rouvre_61007/pres-de-flers-les-habitants-de-ce-petit-village-font-vivre-les-souvenirs-du-granit_60157061.html" data-type="link" data-id="https://actu.fr/normandie/athis-val-de-rouvre_61007/pres-de-flers-les-habitants-de-ce-petit-village-font-vivre-les-souvenirs-du-granit_60157061.html">Les anciennes carrières de granit de Bréel, Athis-val-de-Rouvre (61)</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.brgm.fr/fr/actualite/actualite/publication-nouvelle-carte-carrieres-france-2020">La carte des carrières en France</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.normandie.developpement-durable.gouv.fr/schema-departemental-des-carrieres-de-l-orne-a297.html">Le schéma départemental des carrières de l’Orne</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.culture-agglo-msm-normandie.fr/patrimoinemusees">Le parc-musée du granit à Saint-Michel de Montjoie (50)</a></em></p>
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<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Comment aller chercher les publics difficiles ?</strong><br><strong>Est-ce que la résidence</strong> <strong>a permis de le faire ?</strong></p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu premier de notre résidence était de toucher le plus de monde possible dans un temps assez court (6 semaines). Nous n’avons pas eu le temps (et ce n’était pas l’objet) de définir en amont les différents types de publics, de s’assurer de disposer d’un échantillon représentatif de la population, etc. Et nous n’avons pas non plus eu le temps d’aller à la rencontre des publics dits “difficiles”. Avant “d&rsquo;aller chercher les publics difficiles”, il s&rsquo;agit d&rsquo;en préciser la définition. De qui parle-t-on ? Des abstentionnistes, des personnes qui ne peuvent pas se déplacer, des timides qui n&rsquo;osent pas venir aux réunions publiques et y prendre la parole, des opposants à l&rsquo;équipe municipale, des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, des habitants des quartiers politique de la ville, des jeunes déscolarisés, des détenus ? Ensuite, il faut définir une méthode pour les rencontrer. Faut-il faire du porte-à-porte comme lors des campagnes électorales ? Quels lieux faut-il privilégier ? Quels moments sont propices pour les rencontrer ? Quelles méthodes mettre en place pour s&rsquo;assurer que chacun ait sa place et se sente à l’aise ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas de recette miracle. Mais pour élaborer tout cela, il faut soit beaucoup de temps, soit beaucoup de monde ! Donc non, la résidence n’a pas permis de le faire. Mais en imaginant un format différent et la mobilisation de compétences complémentaires, ce serait tout à fait envisageable.</p>



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<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Pourquoi avoir choisi la carte</strong><br><strong>comme méthode d&rsquo;enquête ?</strong> </p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><p>Nous avons choisi la carte imprimée sur papier (format A3) sur laquelle les participants doivent coller des gommettes de couleur. Il s’agit d’un fond de carte issu d’<a href="https://www.openstreetmap.org/">Open Street Map</a>. Les cartes sont à remplir individuellement. Nous avons choisi la carte parce que c’est un élément incontournable dans notre pratique professionnelle de l’architecture et de l’urbanisme, et parce que chacun a été confronté au moins une fois à une carte dans sa vie (cartes géographiques et historiques à l’école, cartes de randonnées, représentations cartographiques des réseaux de transports en commun, cartes routières, cartes touristiques, plans de localisation dans un quartier…). Nous voulions une méthode efficace (plusieurs personnes peuvent compléter leurs cartes simultanément sur un stand) et conviviale (la carte imprimée permet de susciter la curiosité, d’engager facilement la discussion à partir des lieux que les habitants connaissent…). Et nous avons donné quelques indications très simples pour coller les gommettes, ce qui n’empêche pas que les questions soulevées soient complexes.</p></p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Est-ce que le format de la carte</strong> <strong>a influencé</strong><br><strong>les réponses des participants ?</strong></p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est difficile de savoir dans quelle mesure. Mais il est évident que le format influence toujours les réponses. Par exemple, la carte comporte des limites. Si je veux mettre une gommette sur un lieu qui est au-delà des limites, ce n&rsquo;est pas possible. Une partie des pratiques des habitants risque donc d&rsquo;être invisibilisée. Un autre exemple, nous avons choisi de représenter les routes pour que les habitants puissent se repérer. Nous aurions pu faire le choix de ne pas les représenter, ce qui aurait peut-être laissé plus de liberté aux habitants pour dessiner leurs trajets rêvés. Enfin, le fait de ne leur permettre de poser qu&rsquo;une ou deux gommettes par couleur les oblige à faire des choix. Cela nous a permis de faire ressortir les lieux qui comptent le plus pour les habitants, mais nous avons sûrement perdu en richesse et en complexité : est-ce qu&rsquo;avec une gommette de plus d&rsquo;autres lieux seraient apparus ?</p>



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<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>Quelle est la différence entre</strong><br><strong>une résidence et une permanence ?&nbsp;</strong></p></blockquote></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à cette question, nous vous proposons de comparer la définition de la permanence architecturale proposée par l&rsquo;<a href="https://lecoleduterrain.fr/glossaire/">École du Terrain</a>, avec la définition d’une résidence d’architecture proposée par le <a href="https://www.ma-lereseau.org/">Réseau des maisons de l’architecture</a>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ouvrir le débat, voici selon nous deux différences. La permanence implique a priori un temps plus long (plusieurs mois, voire années) que les résidences d’architectures (6 semaines dans le cas des résidences d’architectures du Réseau des maisons de l’architecture). Et la permanence s’inscrit dans le cadre d’un projet architectural ou urbain dont elle contribue à définir les orientations, ce qui n’est pas forcément le cas des résidences, qui ne sont pas toujours en lien direct avec une commande architecturale ou urbaine déjà exprimée. Ces deux formats sont donc selon nous plutôt complémentaires : par exemple, une première démarche de résidence sur un territoire peut permettre d’identifier le besoin d’une permanence pour un accompagnement plus long des acteurs de ce territoire ; ou à l’inverse, une permanence peut révéler le besoin d’une résidence sur un temps court et très animé sur un sujet particulier, en complément de l’accompagnement plus long et plus global de la permanence.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>“La notion de permanence implique d’habiter sur un temps long un territoire. Elle part du principe qu’habiter est le fondement afin de mieux appréhender un contexte en étant soi-même devenu la projection de ceux pour qui nous construisons. En ce sens la permanence implique un changement de posture profond tant intellectuel que pratique dans les métiers de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre en architecture et urbanisme. Nous avons souvent entendu que l’architecte ne pouvait plus rester le dernier maillon de la chaîne de production du bâtiment ou de la construction de nos villes. La permanence, en étant présente dès le départ de la commande ou en avant-poste de celle-ci, peut alors rassembler les phases de construction mais aussi être la cheville ouvrière d’interprétation de la commande. En étant sur le site même du projet, en comprenant un territoire dans toutes ses composantes, en révélant ses atouts et potentialités, elle peut alors répondre de manière plus juste, précise et unique en rassemblant les forces vives et les ressources qui le composent pour produire un urbanisme ancré et vivrier. La permanence agit comme tiers-acteur entre l’élu et le citoyen, les techniciens et les artisans, entreprises et en ce sens peut, à son échelle être source d’activation de nos démocraties locales dans la fabrique de la ville.”</em></p>
<cite><a href="https://lecoleduterrain.fr/glossaire/">L&rsquo;Ecole du Terrain</a></cite></blockquote>



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<p class="has-base-background-color has-background wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>“La résidence d’architecture est un projet culturel créant les conditions d’une rencontre entre un architecte mandataire accompagné d’un ou plusieurs autres professionnels, et des populations, des élus, habitants, acteurs locaux, sur un territoire et dans un contexte donné. Un architecte mandataire et son binôme sont accueillis pendant six semaines dans un territoire où ils sont en immersion. Ils habitent et travaillent sur place. La résidence a pour vocation de contribuer à ouvrir le regard des habitants et des acteurs locaux sur les problématiques contemporaines liées à l’identité des villes et des territoires.”</em></p>
<cite><a href="https://www.ma-lereseau.org/temps-fort/les-residences-d-architectures">Réseau des maisons de l’architecture</a></cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
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	</channel>
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